Je reçois cette lettre-circulaire de l’Association Ultime liberté, dont je suis adhérent, à l’occasion de la proposition de loi relative à la fin de vie ; pleinement d’accord avec cette demande, j’en expédie copie au député de ma circonscription.
Madame la Députée, Monsieur le Député,
À l’occasion de la deuxième lecture de la proposition de loi relative à la fin de vie, je souhaite attirer votre attention sur les écarts persistants entre le texte actuellement débattu et les positions défendues par l’association Ultime Liberté dont je suis adhérent.
Le dispositif envisagé demeure particulièrement restrictif :
· Limitation aux situations où le pronostic vital est engagé à très court terme,
· Conditions médicales cumulatives étroites,
· Exclusion explicite des pathologies psychiques, même lorsqu’elles sont graves, durables et reconnues comme réfractaires,
· Procédure lourde et fortement médicalisée,
· Garanties insuffisantes quant à l’égalité d’accès sur l’ensemble du territoire.
Je souhaite que la loi reconnaisse le principe d’autonomie personnelle, en permettant à toute personne atteinte d’une affection grave et irréversible, qu’elle soit somatique ou psychique, générant des souffrances durables et inapaisables, de décider librement de sa fin de vie dans un cadre juridiquement sécurisé.
Ma démarche ne s’oppose nullement au développement indispensable des soins palliatifs ; elle vise à compléter cet accompagnement par un droit effectif, fondé sur la liberté et la responsabilité individuelle.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ces éléments au moment de vos travaux et de votre vote.
Je vous prie d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de ma considération distinguée.
Date et Signature
Et je lui ajoute ce codicille :
La mention de l’autonomie de la personne, dans ce débat nécessaire et si important sur la fin de vie, me paraît en effet cruciale. Les défenseurs de la vie à tout prix souffrent, dans leurs arguments, d’une saisie à mon avis confuse de ce qu’on appelle « la vie » ; je propose quant à moi que VIE = DESIR, autrement dit que la vie s’arrête, ou mérite d’être interrompue, quand le désir qui la porte se retire ou s’éteint. Or personne n’est qualifié (qu’il soit médecin ou non) pour dire quel est le désir de quelqu’un, sinon le sujet lui-même.
Cette simple proposition me paraît de nature à invalider quantité de discussions oiseuses, et passablement sophistiques. Suis-je simpliste ? Et vous qu’en pensez-vous, et quel est sur ce point votre religion ?

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