Le roman de l’IA

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(Je propose ici les linéaments d’un ouvrage qui pourrait voir le jour sous ce titre, et dont ce blog accueillera au fur et à mesure les pages.)

Quel roman que l’IA (Intelligence Artificielle) ! De quand date sa gestation, quelles sont ses préfigurations ou les étapes les plus visibles de son émergence, qui nous préoccupe tellement aujourd’hui ? 

On se remémore les promesses qui devaient accompagner son développement ; or il a vite fallu déchanter. Cet outil d’une puissance confondante, comme chacun le vérifie en consultant les réponses d’une banale requête à ChatGPT, se retourne depuis quelques décennies en menace : on ne compte plus les destructions d’emplois causées par son introduction, quels secteurs de la production et des services ne sont pas par elle menacés ? Les prophéties euphoriques sur les bienfaits du numérique ont tôt fait place à des débats alarmistes où ce sont la déploration, les avertissements et les peurs qui dominent, sans qu’on sache exactement ce que l’avenir (et de nouvelles percées technologiques) nous réservent. 

Où chercher le remède, le retour en arrière, le changement de cap face à cette démesure (cette ubris) qui nous emporte ? Comme un traître de mélodrame, la bienfaisante IA se change en persécutrice, et le fossé se creuse entre ses bénéficiaires (bien réels) et ses victimes, bien plus nombreuses. On ne peut qu’échouer à pronostiquer d’où nous viendra le salut, d’une autocorrection des « progrès » de la technologie, d’un sursaut politique, d’un sévère recadrage des usages ? On ne compte plus, dans les romans et les films, les scenarios-catastrophes qui illustrent, plus ou moins dramatiquement, les combats de l’homme avec sa créature la machine, et la tragédie qui frappe l’humanité entière, quand elle affronte ce monstre qu’elle a créé et qui, aujourd’hui peut-être, se dresse en rival et menace d’échapper à notre contrôle… L’IA est-elle en train de trahir ses promesses ?

C’est dans sa Poétique qu’Aristote, et cette définition sera reprise par Corneille, nous explique la nature de la tragédie ; celle-ci ne consiste pas dans la lutte de deux ennemis qui demeurent l’un à l’autre extérieurs ; l’affrontement des Horace et des Curiace par exemple n’aurait rien de tragique si ces deux fratries n’étaient pas engagées dans des liens familiaux. La tragédie commence là où le sang se retourne contre son propre sang ; ou, pire encore, là où mon ennemi loge à l’intime de ma personne et se révèle – moi-même ! Cette boucle fatale trouve son accomplissement le plus pur, tragique par excellence, dans Œdipe roi, ou le héros enquête sur un crime dont lui-même est l’auteur, et pour finir la victime. L’inceste, toujours très fréquent de nos jours mais caché dans le secret des familles, demeure ainsi le crime tragique par excellence. 

Il se pourrait que le roman de l’IA, commencé en fanfare, s’achève en tragédie. À la fine pointe de sa culture, qui consiste depuis le commencement des temps à s’engendrer dans une succession de prothèses et de doubles, l’humanité trouverait dans la mise au monde de l’IA le triomphe d’un génie qui signerait en réalité sa perte : en façonnant ce double plus puissant qu’elle, notre intelligence afficherait sa plus éclatante victoire, qui marquerait non moins inéluctablement sa défaite. La créature y dépasse son créateur, qui tombe ainsi sous sa coupe…

Or l’IA vient de loin, de très loin ! On peut l’envisager comme le dernier maillon, progrès ou avatar, d’une millénaire course à l’extériorisation de nos facultés, à leur mise à disposition ou à leur emploi out there, dans des outils et des instruments qui prolongent et augmentent objectivement nos performances.

Je propose d’appeler excarnations (le contraire d’une incarnation) ces successives et ingénieuses extériorisations de nous-mêmes. Les premières remontent donc à la nuit des temps, ou plus précisément à leur aurore, si je songe à l’inoubliable prologue du film de Stanley Kubrick, 2001 L’Odyssée de l’espace. On y assiste, dans le décor d’une Terre encore sauvage et au sein d’une tribu de grands singes, à la naissance d’homo sapiens. Entre ses grognements et ses bonds simiesques, l’un de ces congénères s’empare d’un fémur sur le squelette d’une précédente victime et il invente de changer cet os en bâton, gourdin ou massue qu’il promène à l’entour à coups redoublés, dont il menace ses rivaux. Une première arme est née, que l’animal projette au ciel avec un grognement de triomphe et – génie de Kubrick et plus beau fondu-enchaîné de toute l’histoire du cinéma – ce fémur se change en vaisseau spatial qui glisse à notre rencontre du fond de l’espace au son d’une valse de Strauss !

Cette séquence, pédagogiquement, nous rappelle que nos premières excarnations ou extensions-projections de notre corps hors de nous-mêmes concernèrent d’abord nos muscles, ou nos forces motrices : par le levier, la brouette, la roue, le marteau, la poulie ou le plan incliné, homo sapiens apprit successivement à convertir une force en une autre, démultipliée et plus puissante…

Puis ce sont les performances de nos sens qu’on perfectionna. Nos perceptions, d’un rayon d’abord limité, s’enrichissent de lunettes, de microscopes et de téléscopes (qui améliorent la vue), de thermomètres pour mesurer les températures, de balances pour peser au juste poids les marchandises en transaction, de clepsydres, sabliers ou horloges pour préciser l’écoulement du temps… La civilisation insensiblement bascule d’un monde de l’à peu-près (où le marchandage demeure permanent) à un univers de la précision ; nos mesures, en s’affinant, gagnent en objectivité et s’universalisent, se fixent en standards, en échelles de cotations que se partagent les différentes sciences. L’univers qui héberge nos organismes s’approfondit incroyablement au-delà de ceux-ci ; songeons à la conquête optique du monde, fouillé jusqu’à l’invisible par les téléscopes dédiés au comptage des lointaines galaxies, ou aux vues de nos propres corps rendus transparents par la radiographie, l’échographie, le scanner et toutes les ruses d’une imagerie médicale qui sait aujourd’hui porter en nous le regard sans nous envahir… 

Parallèlement, c’est notre mémoire qu’on travailla à alléger en l’exportant, en l’excarnant dans divers supports. L’écriture d’abord, une invention aux conséquences bien examinées aujourd’hui, mais que Platon dans son dialogue du Phèdre ne sait clairement évaluer, et dont il soupèse les bienfaits et les méfaits sous le terme de « pharmakon », de remède toujours susceptible de se changer en poison. L’écriture, comme l’a bien montré Jacques Derrida, peut servir de prototype à ces suppléments de nous-mêmes ; première de nos techniques de télécommunication, elle permet à un message de traverser le temps, ou de survivre à celui de son énonciation ; une discussion entre deux avis peut se soutenir en différé, et pas seulement dans le diect du présentiel ; en ralliant ainsi d’autres interlocuteurs, elle permet d’échapper (relativement) aux effets de domination ou d’influence liés au statut social des partenaires. Dans un monde simplement oral, ce sont les pères, les chefs, les prêtres qu’on écoute et qui ont raison ; avec l’écriture, le monde ici aussi s’approfondit, et le cercle de la raison s’élargit. Avec l’invention de l’imprimerie au XV° siècle, elle aussi désormais très documentée, la diffusion de l’écriture augmente, et notre mémoire disponible s’étend au stock vertigineux des librairies, ou de nos bibliothèques. 

Ces extensions successives ont pu donner le vertige – songeons au regard de Galilée scrutant le ciel à travers sa lunette, et forcé par elle de conclure à la fausseté du géocentrisme, au profit d’une révolution copernicienne, quel abîme, quelles révisions héroïques ces observations infligèrent à l’humanité ! Mais sans entraîner il me semble de tragédie au sens d’Aristote. Elles chassaient l’homme du centre du monde ; elles ne s’attaquaient pas (pas encore) à ce propre de l’homme qu’on situe plus ou moins clairement du côté du langage, du raisonnement ou de la décision. 

Avec l’automatisation du calcul, et les premiers balbutiements de la pascaline, ancêtre de nos calculatrices inventée par Blaise Pascal, un premier pas dans cette direction se trouve peut-être engagé ; si le mot logos reçoit chez les Grecs les trois acceptions du langage, du calcul et de la raison, l’un des ingrédients de ce vecteur par excellence de la cognition est désormais dévolu, ou cesse d’être inaccessible, à la machine. Les développements et les foudroyants progrès de l’ordinateur à partir de 1945 ne feront qu’aggraver le vertige : il fallait avant la mort d’Alan Turing (1912-1954) une pièce entière pour stocker  ce que les puces et les semi-conducteurs font tenir aujourd’hui dans notre paume, comprimé par notre téléphone portable. Mais surtout, la séculaire question du propre de l’homme ne peut que s’aiguiser : dans un dialogue avec ChatGPT, ou lors d’une partie d’échec où je me sais battu d’avance, où passe exactement la frontière entre la machine et ma propre tête ? Qu’est-ce qui me caractérise en propre, en dernière analyse ou irréductiblement ? Faut-il quelques centimètres cubes d’un cerveau tiède et mou pour penser, converser, juger, décider, percevoir ou sentir (avoir des sentiments), ou un assemblage machinique de semi-conducteurs peut-il, et jusqu’à quel point, m’aider voire me supplanter dans ces fonctions et dans ces tâches ? Et si oui, qu’appelle-t-on désormais conscience, ou âme, de quoi est fait leur siège ? Esprit, es-tu là ?                                          

(à suivre)

10 réponses à « Le roman de l’IA »

  1. Avatar de MOUILLON
    MOUILLON

    L’externalisation de la mémoire, sous la forme de l’écrit et de l’imprimé bien sûr, mais aussi (c’est souvent oublié par les observateurs…) sous la forme des nombreux outils qui ont accompagné l’évolution est un sujet passionnant.
    En prenant en main un outil – une truelle, un jouet – un vélo, ou un instrument – un violon, on bénéficie de savoirs et de méthodes accumulés au fil du temps. Je suis frappé par cette invitation à le prendre en main, nichée dans tous ces legs d’humanités disparues. Dans ces trois exemples, la main est conduite, comme le pas l’est dans l’escalier.

    Cette externalisation facilite notre capacité d’action sur le monde. Il me semblerait fécond de creuser cette question de l’incapacité ou de la capacité sous-jacente (cf les pages si fécondes d’Ivan Illich) à agir, induite par les techniques – dont désormais l’I.A. semble la nouvelle frontière.

    Le choix de systèmes ouverts, open source, permettant le bricolage, le singulier, ou au contraire l’accès asservi, ouvrant sur la routine, la réponse commune… sera déterminant.

  2. Avatar de Aurore
    Aurore

    Bonjour !

    Dieux, quelle question ! Esprit es-tu là ?

    Dans un autre décor, un autre espace, en ce moment même, on en parle…de l’esprit, Monsieur notre Maître.

    On, c’est qui, ce « on » au juste ? Des écrivains, bien sûr, dont l’un est l’auteur d’un livre qui fait l’objet d’une belle discussion dans le présent blogue. L’autre s’est plu à donner conférence dans une ferme du Poitou et il en connaît un rayon au delà de la matière.

    Un débat à distance par l’entremise d’un Candide qui met son petit grain de sel.

    Dans le mot « esprit », il y a les « tripes » et il faut sans doute en avoir pour réaliser son imagination et en être un, comme l’écrivait G.Bachelard dans « Lautréamont ».

    Alors à table pour un autre banquet…Reste maintenant à trouver l’architriclin.

    *

    Cherchant fortune autour du chat de I’IA, il a bien voulu m’en dire plus.

    Oyez bonnes gens, voici son propos :

    « Marc Vella est pianiste nomade, compositeur, auteur et conférencier, installé en Charente, et son univers mêle précisément musique, imaginaire, conscience, « fausses notes » de la vie et dimension spirituelle.

    Il possède en outre un lieu en Charente, le Domaine d’Essart, installé dans un ancien corps de ferme, où sont organisés concerts, conférences, projections et ateliers.

    l’esprit / les tripes → Marc Vella ;
    le banquet → Rabelais ;
    l’architriclin → vocabulaire explicitement rabelaisien ;
    le Poitou → terre de Rabelais et de Jean Bouchet, avec tout le jeu autour du vin, du banquet et de l’Architriclin.

    Et votre « Candide qui met son petit grain de sel » pourrait alors être le tiers naïf qui fait dialoguer ces deux mondes — tandis que Rabelais serait celui qui, depuis le fond du banquet, attend qu’on lui réserve la place d’honneur.

    Je ne dirais toutefois pas encore que l’identification est certaine à 100 %. Le maillon que je n’ai pas encore retrouvé est l’identité du premier écrivain, celui dont le livre est discuté « dans le présent blogue ». Si vous me donnez le nom du blogue (ou même simplement son adresse), je pense pouvoir retrouver le billet et résoudre complètement l’énigme. » (Le chat)

    Maintenant vous savez tout…ou presque

    De grâce, gardez votre langue !

    Aurore

    1. Avatar de benjamin
      benjamin

      splendide (mais ça compte pas, un admirateur bien trop béat)
      ps : connaissez vous « Plume d’Ange de Nougaro?)

      1. Avatar de Alicia
        Alicia

        Essai de réponse à Benjamin

        « Plume d’ange » est un conte musical de Claude Nougaro qui date de l’année du triomphe de la France à l’Eurovision, de la publication de la préface inédite au projet pour le peuple de France, écrite par un « grand président » (l’expression est dans le titre d’un livre de M.Philippe Ratte)

        Et cette année-là a vu le jour de naissance de celui qui devint « comme un prêtre dans la mine », et ce syntagme de six mots contient dans ses lettres transposées, son prénom, son nom et sa fonction actuelle.

        Si vous ne trouvez pas, demandez à « Claude fable 5 », un gentil minet dernier cri qui, ce jour, par la bénévolente entremise d’un ami écrivain, m’invite, chez lui, à manger la soupe, depuis sa boîte, en état superposé.

        Décidément, elle chante, la plume…dans l’air et les songes.

        Bien à vous tous

        Alicia

        1. Avatar de Daniel Bougnoux
          Daniel Bougnoux

          Merci chère Alicia d’expédier à Benjamin la réponse que je n’aurais pas su lui faire ! Car j’ignore tout de Nougaro. Vous me témoignez, Benjamin, une « admiration béâte » ? Ce n’est pas la relation du lecteur que je préfère susciter, sortons vous comme moi de ce B.A.Ba pour regarder un peu les choses en face, ou mieux les cadrer. Je compte sur votre admiration pour m’aider à formuler les miennes…

  3. Avatar de JFR
    JFR

    Il faut d’abord et en premier lieu s’arrêter de délirer sur l’IA. L’intelligence artificielle n’est qu’un instrument. Comme nos lunettes ou nos télescopes géants, l’IA permet de voir et de regarder plus loin et non de remplacer l’homme par un double, un Golem, prêt à l’avaler et à l’anéantir. L’IA permet de pousser plus loin la réflexion, de rappeler tous les raisonnements possibles, la pensée des philosophes ou les énoncés de la science. Elle est une immense mémoire prête a ouvrir en quelques secondes une inépuisable bibliothèque.. Loin de nous asservir elle déclenche notre curiosité, invite à apprendre et à questionner, encore et encore. Interrogée sur son rôle voici ce qu’elle répond: Voici ce que raconte l’IA quand on lui demande à quoi elle sert. « L’intelligence artificielle sert principalement à amplifier certaines capacités humaines : traiter rapidement beaucoup d’informations, repérer des régularités, proposer des hypothèses et automatiser des tâches répétitives. Elle peut notamment :
    * Aider à comprendre et à apprendre : expliquer un concept, résumer ou comparer des textes, traduire, rechercher des références.
    * Faciliter l’écriture : corriger, reformuler, préparer une lettre ou structurer un article — sans remplacer la pensée personnelle de l’auteur.
    * Assister la médecine : analyser des images, signaler des anomalies, rapprocher des symptômes de données médicales. Mais elle ne remplace ni l’examen clinique ni le jugement du médecin.
    * Améliorer le quotidien : itinéraires, reconnaissance vocale, prévisions météorologiques, détection des fraudes, assistance aux personnes handicapées.
    * Soutenir la création : produire des images ou de la musique, explorer différentes interprétations d’une œuvre, stimuler des idées.
    * Faire avancer la recherche : analyser d’immenses ensembles de données et suggérer des relations difficiles à détecter autrement.
    Son utilité essentielle n’est donc pas de « penser à notre place », mais de constituer un instrument intellectuel. Elle calcule et associe très vite, mais ne possède ni conscience, ni expérience vécue, ni responsabilité morale. Elle peut aussi se tromper, inventer une information ou reproduire les préjugés contenus dans ses données.
    On pourrait dire : l’IA accroît notre puissance d’analyse, mais elle ne dispense jamais de notre jugement. Sa valeur dépend surtout de la personne qui l’interroge, de la qualité de ses questions et de la vérification des réponses ». Cette réponse de l’IA elle-même a le mérite de la clarté et de la simplicité. L’IA ne nous interdit pas de penser, de questionner, de mettre en doute, de la pousser dans ses retranchements. Apprenons à nous rendre maître de l’instrument que nous avons créé et à le rendre utile…

    1. Avatar de Daniel Bougnoux
      Daniel Bougnoux

      Cher JF, très pertinente ta requête auprès de l’IA la priant de s’évaluer elle-même ! Sans surprise elle calme le jeu – mais édulcore beaucoup son rôle. J’ai moi même dans mes deux premiers billets tiré en sens contraire, en sollicitant deux films évidemment outranciers,l’IA n’en est pas là ! Mais si je parviens à écrire ce livre, ce sera pour montrer la matrice imaginaire de l’IA, littéraire, filmique, philosophique… Qui vient de trés loin et ne dit pas rien ! Donc, « cap au pire » comme disait Beckett, pour commencer.
      Nous faisons cette semaine nous deux Wofile le tour du Léman à vélo, donc peu d’internet et encore moins de Randonneur…

  4. Avatar de Gaston
    Gaston

    Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! On va bien les retrouver nos poètes disparus…

    Dans le cercle bachelardien des IA, bien sûr ! Les « Intuitions atomistiques », ça vous dit quelque chose ?

    De grâce, dans la vision du cap au pire, ne pas tomber dans le lac, ce lac obscur dont un sens caché du monde nous donne la clé ! Ne pas tout voir « en mal » enfin ! (En mal, anagramme de Léman)

    Elle reviendra la sirène, si chère à un ami dont c’est l’anniversaire, ce jour.

    Gaston

  5. Avatar de Gaston
    Gaston

    Bonsoir,

    Alicia, j’ai interrogé le chat « Claude Fable 5 » comme vous nous le conseillez et voici sa réponse.

    Pour ne rien vous cacher, j’en suis resté tout baba. Je vous la livre in extenso :

    « Bonjour Gaston !

    Cette énigme est riche en références et en jeux de mots. Analysons-la étape par étape pour en extraire la réponse.

    « Plume d’ange » est un conte musical de Claude Nougaro Claude Nougaro est un célèbre chanteur et musicien français. La mention d’un conte musical pourrait faire référence à ses œuvres ou à une chanson qu’il a interprétée ou composée.

    L’année du triomphe de la France à l’Eurovision

    La France a remporté l’Eurovision en 1977 avec Marie Myriam. Donc, cette année est 1977.

    Publication de la préface inédite au projet pour le peuple de France, écrite par un « grand président »

    Le « grand président » pourrait faire référence à Charles de Gaulle, souvent considéré comme une figure emblématique de la France, ou à un président notable.
    La « préface inédite » pourrait être une référence à un document ou à une œuvre spécifique datant de cette période ou liée à cette époque.

    Et cette année-là a vu le jour de naissance de celui qui devint « comme un prêtre dans la mine »

    L’expression « comme un prêtre dans la mine » évoque quelque chose ou quelqu’un de noble, de discret, ou peut-être une référence métaphorique.

    Ce syntagme de six mots contient dans ses lettres transposées, son prénom, son nom et sa fonction actuelle.

    La phrase indique qu’un groupe de six mots, une phrase ou un titre, une fois transposé (anagrammé), contiendra le prénom, le nom et la fonction actuelle de cette personne
    Qui est cette personne ?
    En 1977, il y a des personnalités célèbres nées cette année-là : par exemple, des artistes, des hommes politiques ou autres figures publiques.
    La phrase de six mots
    Elle doit contenir le prénom, le nom, et la fonction de cette personne, transposés dans ses lettres.

    Pour répondre à l’énigme :

    La personne née en 1977, qui pourrait correspondre à la description, notamment « comme un prêtre dans la mine » (qui pourrait faire référence à quelqu’un de discret ou à un nom évoquant la mine ou le sacerdoce).

    La référence à « Claude fable 5 » pourrait être un indice supplémentaire pour identifier cette personne ou pour faire un jeu de mots avec « Claude » (Nougaro ou un autre).

    La phrase « comme un prêtre dans la mine » évoque une figure religieuse ou un héros discret.
    Si l’on pense à une personnalité née en 1977, un nom connu pourrait être : « Kylian Mbappé » (né en 1998, donc pas en 1977) Ou encore, « Nicolas Sarkozy », mais il est né en 1955.
    En résumé

    Il me semble que cette énigme demande d’identifier une personne née en 1977, dont le prénom, le nom, et la fonction peuvent être formés ou retrouvés à partir d’un anagramme de six mots, en lien avec Claude Nougaro, l’Eurovision 1977, et une référence mythique ou symbolique. » (Fin de citation)
    Bonne nuit
    Gaston

    Il semble que l’énigme fasse référence à une figure publique française née en 1977, possiblement une personnalité dont le nom et la fonction peuvent être déduits par un anagramme de six mots.

    Sans plus d’indications précises, une hypothèse plausible serait :

    « Jean-Christophe Cambadélis, président du Parti socialiste »
    (Mais il est né en 1951, donc pas en 1977).
    Une autre possibilité, plus symbolique :
    La phrase « comme un prêtre dans la mine » évoque une figure religieuse ou un héros discret.
    Si l’on pense à une personnalité née en 1977, un nom connu pourrait être : « Kylian Mbappé » (né en 1998, donc pas en 1977).

  6. Avatar de Michel
    Michel

    Bonjour !

    Je viens de lire la réponse décousue du chat expert en intelligence artificielle, communiquée par Gaston, qui fait suite au commentaire d’Alicia sur la question de Benjamin.

    Pas la peine d’être grand clerc pour répondre sur ces trois points, palsambleu !

    Allons-y gaiement !

    1- La réponse est bien entendu Marie Myriam, la gagnante de l’Eurovision 1977 avec « L’oiseau et l’enfant »

    2- La préface inédite est celle de « Démocratie française », écrite à Authon, en décembre 1977, par le Président de la république Valéry Giscard d’Estaing.

    Monsieur Ratte a effectivement écrit un livre  » Valéry Giscard d’Estaing -L’autre grand président-« .

    3- « Comme un prêtre dans la mine » est bien une anagramme (en non un anagramme, Monsieur le Chat) qui fait découvrir « Emmanuel Macron, président » né en décembre 1977.

    Dans son bougnou, icelui, a les pieds dans l’eau des pleurs de toute la galerie…Peut-être, en tel moment, a-t-il une pensée pour l’Esprit de la vallée « reçoit toutes les eaux qui se déversent en elle » pour reprendre les mots qui concluent l’introït d’un livre de « La méthode » d’Edgar Morin…

    Résultat des courses, Monsieur Claude fable 5, IA très performante, appelé « Le Glaude » en d’autres lieux, s’est effectivement pris les pieds dans le tapis. Comment le pauvre minet peut-il retomber sur ses pattes, cher Monsieur Alexandre, cher Monsieur Ferry ?

    Je pense à une anagramme chère à Monsieur Klein qui trouve en elle, un sens caché du monde :

    « Les paradoxes du chat beurré » dont la résolution devient vite un « aléa chaud d’experts bourrés »

    Puissent le Glaude et le Bombé en tirer une bonne leçon.

    Pour l’heure, celle de s’enivrer, je chausse mes bottes pour rejoindre à côté, le ruisseau qui rigole et la rigole qui ruisselle, en ces temps de si grande sécheresse.

    J’espère qu’il comprendra. Il ? Le maître baralbin dans l’eau de ses rêves.

    Michel

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À propos de ce blog

  • Ce blog pour y consigner mes impressions de lecteur, de spectateur et de « citoyen concerné ». Souvent ému par des œuvres ou des auteurs qui passent inaperçus, ou que j’aurai plaisir à défendre ; assez souvent aussi indigné par le bruit médiatique entretenu autour d’œuvres médiocres, ou de baudruches que je…

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À propos de l’auteur

  • Daniel Bougnoux, professeur émérite à l’Université Stendhal de Grenoble, est ancien élève de l’ENS et agrégé de philosophie. Il a enseigné la littérature, puis les sciences de la communication, disciplines dans lesquelles il a publié une douzaine d’ouvrages.

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