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Viva Vivaldi !
Les films sur la musique ont parfois quelque chose d’enthousiasmant. Depuis que nous avons vu, nous deux Odile, Vivaldi et moi (en italien « Primavera »), le bouleversant film de Damiano Michieletto, nous nous repassons les enregistrements du prêtre roux disponibles en podcasts, en CD, le Stabat mater, le Salve regina, les Quatre saisons,…
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Attachements (2)
Sous le bariolage infini de la terre, la géométrisation de l’étendue achevée par le rationalisme classique révéla un espace infini et sans qualités, dépouillé d’arrière-mondes. « La nature n’est pas une déesse », répètent les cartésiens, et cette réduction invite à une conquête universelle : la colonisation en découle, jusqu’aux voyages interplanétaires, mais…
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Attachements
(Indice énergumène, chapitre X) Un signe à son stade indiciel, rappelons-nous, constitue une manifestation de la chose même, un échantillon de celle-ci physiquement ou par nature rattaché à ce qu’il indique. La question des progrès de l’indicialité dans nos réjouissances esthétiques ne doit pas méconnaître qu’avant l’invention du musée, et du marché…
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(No title)
blablabla
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Glissements de l’art vers les indices
(Indice énergumène, chapitre IX) Les pages qui précèdent analysent quelques vacillations entre la présence et la représentation, bien perceptibles notamment dans la poésie (avec sa tentation cratyléenne), dans la photographie ou, bien sûr, au théâtre. Le charme de ces différentes performances artistiques tient, me semble-t-il, aux affleurements du réel dans…
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Ligne chair/ligne verbe, II)
L’ordre symbolique, en détachant nos sens de la présence réelle des choses, nous a ouvert un univers plus abstrait qui, sans être forcément plus riche, dédouble notre monde et le transcende. L’ordre des indices n’a pas cette vertu de coupure sémiotique, il nous laisse corps parmi les corps, en pleine…
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Ligne chair/ligne verbe
(Indice énergumène chapitre VIII) Cette distinction (proposée par Régis Debray) semble assez claire au théâtre ou au cinéma : les mots y sont donnés par le script ou un texte d’avance écrits, que l’acteur interprète en leur apportant la singularité de son énonciation, de son corps ou de son expression. En psychiatrie de…
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Au théâtre, quelle bonne distance ? (1)
(Indice énergumène, chapitre VII) Un volume est paru en 2024, sous la direction de Laurence Marie, Les paradoxes du comédien, cinquante regards sur le métier d’acteur (Gallimard). Comment nos acteurs, mais aussi les metteurs en scène, danseurs, chanteurs, organisateurs de spectacles…, reçoivent-ils aujourd’hui l’ouvrage de Diderot Le Paradoxe sur le comédien, composé entre 1769 et…
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Chantonner le crime
Voici six ou sept ans peut-être que j’ai entendu pour la première fois le chanteur-compositeur Thomas Fersen, c’était au rendez-vous de septembre d’Uriage en voix, il y occupait la scène dans un costume noir légèrement étriqué, sans aucune recherche particulière de spectaculaire, d’éclairages ni d’effets spéciaux, je me rappelle seulement…
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Insistance du cratylisme
(Indice énergumène, chapitre IV) La définition et la description d’une fonction indicielle recoupent l’antique question, débattue dans le dialogue Cratyle de Platon, de savoir si les mots sont « par nature ou par convention ». Ce débat chez Platon demeure suspendu, l’auteur y renvoyant dos-à-dos Hermogène, qui soutient le conventionnalisme, et Cratyle qui, au…
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La fonction poétique : rémunérer le défaut des langues
(Indice énergumène, chapitre 3) Atténuer la coupure sémiotique constitue notamment l’une des ambitions de la « fonction poétique » dans le langage (ou la parole), d’où nous sommes partis en citant Valéry : certains poèmes s’attachent visiblement à surmonter ou corriger l’arbitraire des mots que nous manions, pour faire en sorte que le mot chat miaule,…
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En deçà de la coupure sémiotique
(Indice énergumène, chapitre 2) La notion de coupure sémiotique est cruciale puisqu’elle distribue ceux qui, parmi les signes, relèvent ou non des indices. Le mot chien (désignation symbolique ou arbitraire, équivalente au hund allemand, au dog anglais) n’aboie pas ; Hamlet, pourtant tué en duel, se relève pour saluer. Ces mots, ou le corps d’un acteur, ne…
À propos de ce blog
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Ce blog pour y consigner mes impressions de lecteur, de spectateur et de « citoyen concerné ». Souvent ému par des œuvres ou des auteurs qui passent inaperçus, ou que j’aurai plaisir à défendre ; assez souvent aussi indigné par le bruit médiatique entretenu autour d’œuvres médiocres, ou de baudruches que je…
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Bonjour les amis ! Oui attachons nos ceintures, car ça vole haut cette manière d’habiter en poète, braves gens !…
Merci, JfR, de ce complément nécessaire, rappelant la fonction de l’œuvre, de par le monde, dont la localisation et le…
Bonjour amis du blogue ! Je rebondis après lecture du commentaire de J-F R destiné à Anetchka. Imaginons une rencontre…
Chers amis, bonsoir ! Amis, tous genres confondus, bien entendu, sans l’inclusion monstrueuse d’une écriture abominable qui tend à diviser…

Intéressant : ma réponse à JFR, Kalmia et Aurore du 15 mai apparaît avant leurs questions! Ai-je voyagé en supersonique?…